L’éloge du plaisir (et des petites victoires)

Se donner une tape dans le dos, et répéter l’exercice

Le plaisir c’est une sensation ou une émotion agréable liée à la satisfaction d’un besoin.

Comme dans tout ce qui peut représenter un défi, atteindre son objectif est difficile. Dans le cas contraire, il ne s’agirait pas d’un défi. Quand je décide de passer la ligne d'arrivée d'un ultra, je sais que ce sera difficile. Et si chaque entraînement, chaque kilomètre parcouru est un chemin de croix, il devient beaucoup trop pénible de se rendre au bout (même si la douleur et l'inconfort font partie de l'aventure à vivre). Je fais souvent attention de rester concentrée sur le bien-être que je ressens dans la pratique de mon activité. Quand je me prépare pour un évènement sur le long terme, et pour me sentir encouragé à persévérer, je dois éviter de regarder trop loin. Même si j’ai un objectif final clair et découpé en étapes, je dois être en mesure de me féliciter pour chaque nouveau palier atteint. Je me préparais à réaliser un 160 km, mais je me suis quand même félicitée quand j’ai de nouveau réussi à courir 45 minutes d’affilée. Le but à atteindre semblait encore difficilement réalisable, et pourtant, juste en quittant ma chaise de bureau, j’étais déjà rendue plus proche de mon objectif que je ne l’étais la semaine précédente. Quand j’ai été capable de courir à nouveau un 50 km, ce n’était pas beaucoup par rapport au 160 km que je visais, mais c’était toujours plus que l’année précédente où je n’avais pas été active du tout. Et je voyais chaque km parcouru de plus comme un kilomètre qui me rapprochait de mon objectif final.

Ne pas faire du parcours un calvaire

Développer une entreprise est difficile. Il est donc nécessaire que le chemin que l’on décide d’emprunter soit un plaisir. Sinon, si la douleur face aux concessions à fournir est trop importante, il devient alors presque impossible de poursuivre sa route. Certes, des moments inconfortables sont à prévoir, mais comme dans toute activité, il faut être capable de trouver du plaisir dans la majorité des petites actions que l’on entreprend. Dans les débuts, je n’aimais pas gérer du personnel. Pourtant, j’étais à la tête d’une agence de placement de personnel. J’ai donc appris, en conditionnant mon cerveau, à éprouver du plaisir dans les relations avec mes employés.

Développer sa capacité à penser positivement est l’une des armes secrètes de l’entrepreneur. Si l'anxiété, les pensées négatives et le découragement prennent le dessus, l'entrepreneuriat peut alors rapidement se transformer en cauchemar.

C’est pourquoi il est important de focaliser sur chacune des réussites, aussi petites soient-elles, et considérer les échecs uniquement pour les apprentissages et les leçons qu’ils laissent dans leur sillage. C’est quand j’ai compris que mes émotions venaient teinter mes décisions que j’ai décidé consciemment de choisir des émotions positives afin d’être capable de réaliser des actions positives.

Dans ce grand apprentissage, comme entrepreneure et comme humaine, la méditation m’a été d’une aide précieuse. Cette pratique m’a permis de me sentir plus consciente de la nature de mes émotions, et en étant plus connectée à celles-ci, j’ai pu alors choisir celles que je désirais.

La conscience est un outil formidable quand on réalise le pouvoir que l’on a dessus, et que l’on décide sciemment de s’en servir positivement.

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La vitesse de progression n’est pas toujours exponentielle

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